Le 22 décembre, 2017

Rencontre avec Cole Hobson : De la salle de rédaction à la tour de contrôle

Cole Hobson a suivi un parcours intéressant qui l’a mené vers une carrière de contrôleur de la circulation aérienne. Voici son histoire.

Comment avez-vous appris l’existence de cette carrière?

J’étais alors journaliste au quotidien Times & Transcript de Moncton. En octobre 2015, mon rédacteur en chef m’a demandé de rédiger un article sur une campagne menée par NAV CANADA dans la région en vue de recruter des contrôleurs et des spécialistes de l’information de vol. L’un des centres de contrôle régional (ACC) de NAV CANADA est situé à Riverview, sur la rive sud de la rivière Petitcodiac, de l’autre côté de Moncton.

Au départ, cette affectation ne sortait pas de l’ordinaire et ne présentait pas un intérêt particulier jusqu’à ce que mon rédacteur en chef me parle des emplois fantastiques disponibles à NAV CANADA, ainsi que des salaires et avantages sociaux généreux. Il se disait surpris que les gens ne faisaient pas la file pour poser leur candidature, en admettant toutefois que la formation est très longue et rigoureuse et que ce métier difficile n’est pas pour tout le monde. Il a admis penser cependant que c’est un domaine où j’excellerais.

Cette réflexion m’est restée à l’esprit. Même si ce n’était pas toujours facile d’évoluer au sein d’une industrie qui semblait appelée à disparaître, j’aimais travailler pour la presse écrite. Je n’avais jamais songé à passer à autre chose, ni sérieusement considéré un autre emploi.

Que saviez-vous du contrôle de la circulation aérienne?

Je dois l’avouer, j’étais l’un de ceux qui associait le terme « contrôle de la circulation aérienne » aux agents de piste qui dirigent la circulation sur les aires de trafic avec des bâtons. Mes connaissances de l’aviation étaient pour ainsi dire inexistantes. Bref, le contrôle de la circulation aérienne n’a jamais été dans ma mire jusqu’à ce que je mette les pieds à l’ACC de Moncton.

À mon arrivée, j’ai été accueilli par Wayne Nyman, gestionnaire général de la Région d’information de vol de Moncton. J’ai eu une excellente conversation avec lui. Il m’a expliqué ce que faisait l’ACC et le rôle crucial de l’équipe dans le maintien de la sécurité aérienne. J’ai été estomaqué par les compétences et les connaissances de ceux qui travaillent à l’ACC et de découvrir les activités essentielles auxquelles l’on s’adonnait dans ce bâtiment si discret.

J’ai aussi eu l’occasion d’interviewer des gestionnaires, des contrôleurs et même des étudiants. J’ai été frappé d’entendre chacun parler avec un grand enthousiasme de leur emploi et de leur milieu de travail.

Qu’est-ce qui vous a amené à poser votre candidature?

Je suis reparti de l’ACC plus curieux que jamais. J’ai fini par écrire un reportage sur la campagne de recrutement de NAV CANADA et je me suis mis à en lire plus long sur la Société et la profession pour mon propre intérêt.

Quelques semaines plus tard, j’ai consulté le site Web de recrutement de NAV CANADA (prenezlecontrole.navcanada.ca) et j’ai entrepris le processus de candidature.

En mai 2017, au terme de multiples heures d’études et de formation, j’ai obtenu ma qualification comme contrôleur de la circulation aérienne à la Tour de Fredericton.

Je me réjouis grandement du jour où mon rédacteur en chef m’a confié ce reportage. Par coïncidence, les étudiants que j’avais interviewés durant cette première visite à l’ACC, Shannon Cochrane et Joshua Armstrong, sont devenus des collègues à la Tour de Fredericton, mes colocataires temporaires durant ma formation, et des gens que je considère comme de bons amis.

Les contrôleurs viennent de divers horizons, plusieurs d’entre eux ayant eu des parcours beaucoup plus captivants que le mien. Mais j’imagine que ça peut être intéressant d’apprendre comment j’en suis venu, de manière tout à fait inattendue, à une nouvelle carrière que j’adore encore plus que le journalisme.

À suivre

Flexibilité opérationnelle accrue dans la région de l’Atlantique Nord

Depuis décembre 2015, certaines routes aériennes au-dessus de la région de l’Atlantique Nord (NAT) sont moins espacées grâce à un...

Abonnez-vous