Innovation

Le 15 janvier, 2018

Flexibilité opérationnelle accrue dans la région de l’Atlantique Nord

Flexibilité opérationnelle accrue dans la région de l’Atlantique Nord

Depuis décembre 2015, certaines routes aériennes au-dessus de la région de l’Atlantique Nord (NAT) sont moins espacées grâce à un projet visant à accroître la capacité de l’espace aérien, à diminuer la consommation de carburant et à réduire les émissions de carbone. Le projet, connu sous le nom de Minimum réduit d’espacement latéral, ou RLat, est une initiative de l’OACI mise en place conjointement par le fournisseur de services de la circulation aérienne du Royaume-Uni (NATS) et NAV CANADA.

Pourquoi réduire l’espacement latéral?

L’Atlantique Nord est l’espace aérien océanique le plus achalandé au monde. Les aéronefs y suivent des routes établies chaque jour en fonction de la demande du trafic et des conditions météorologiques dominantes, telles que le courant-jet. Ces routes portent le nom de Système de routes organisées (OTS). Puisque la surveillance ATS et les communications directes contrôleur-pilote sont indisponibles dans la majorité de l’Atlantique Nord, l’OTS fournit la structure d’espace aérien permettant d’assurer la sécurité et l’efficacité.

Ces routes sont habituellement espacées d’un degré de latitude – l’équivalent de 60 milles marins. Ce grand espacement horizontal limitait les options de routes à suivre pour les aéronefs qui traversaient l’Atlantique Nord et occasionnait un encombrement de l’espace aérien, surtout pendant les heures de pointe.

Mise en œuvre du RLatSM

La phase 1 du RLatSM visait l’ajout d’une route (route C dans l’exemple ci-dessous), réduisant ainsi l’espacement minimum à 25 milles marins. Tous les vols évoluant entre le niveau de vol (FL) 350 (35 000 pi) et le FL390 (39 000 pi) inclusivement sur les trois routes RLatSM (routes B, C et D illustrées dans l’exemple ci-dessous) dans les régions de contrôle océanique de Gander et de Shanwick depuis le 15 décembre 2015 ont participé à l’essai.

Photo: NATS

Étant donné la première phase du RLatSM terminée avec succès, nous avons lancé récemment la deuxième phase qui consiste en l’expansion du nombre de routes espacées d’un demi (½) degré au-delà des routes centrales de l’OTS. L’image ci-dessous illustre les routes à compter du 5 janvier, date à laquelle les routes B, C et D, ainsi que les routes E, F et G sont espacées par le nouveau minimum de 25 milles marins.

Qu’est-ce que cela signifie pour les aéronefs qui empruntent l’OTS de la région de l’Atlantique Nord? L’inclusion d’un plus grand nombre d’appareils dans les trajectoires les plus efficaces se traduit par des économies de temps et de carburant. Ces économies permettent non seulement une réduction des coûts, mais aussi des répercussions environnementales. La phase 2 étant maintenant mise en œuvre, l’espacement latéral réduit permettra d’économiser quelque 52 000 tonnes de carbone par année, soit l’équivalent de 14 000 vols transatlantiques.

Seuls les exploitants et les aéronefs admissibles au RLatSM pourront évoluer sur les routes RLatSM désignées entre le FL350 et le FL390 inclusivement. Les exploitants peuvent inscrire au plan de vol des routes RLatSM si les aéronefs sont :

  1. approuvés pour les procédures de qualité de navigation requise (RNP) 4;
  2. équipés de l’avionique de surveillance dépendante automatique en mode contrat (ADS-C);
  3. équipés de l’avionique de communications contrôleur-pilote par liaison de données (CPDLC).

Les systèmes Communications/Navigation/Surveillance (CNS) requis doivent être fonctionnels, et les équipages de conduite doivent signaler aux contrôleurs de la circulation aérienne (ATC) toute panne ou défaillance de leur système de positionnement mondial (GPS), ADS-C ou CPDLC dès qu’elle est constatée.

ADS-B satellitaire

Le lancement de la technologie ADS-B satellitaire d’Aireon augmentera davantage la flexibilité tant dans l’OTS NAT que dans la région de l’Atlantique Nord en général. Grâce à la couverture de surveillance globale de la circulation aérienne en temps réel, les exploitants auront un accès plus dynamique à des profils de vol améliorés et il sera possible de diminuer encore davantage le RLatSM pour le faire passer de 25 à environ 15 milles marins. De plus amples renseignements sur le plan RLatSM NAT sont disponibles sur le site Web de l’OACI.

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